A la descente de l'avion, je retrouve les quelques américains avec lesquels j'ai voyagé depuis Paris. Une fois délivré notre visa, nous sommes accueillis par les membres du Yemen Language Center, où je resterai pendant dix semaines. Il y a là Anne-Claire, une française, et plusieurs chauffeurs.
Après un si long voyage et de nombreuses connections, les bagages de quelques étudiants américains se sont égarés en chemin. Rien de très grave, mais les bagages mettront quand même plusieurs jours à venir. Pendant que les membres du Yemen Language Center se démènent avec les formalités administratives pour retrouver trace des bagages, les étudiants américains et moi-même ironisons sur les mises en garde de nos gouvernements respectifs quant à la situation au Yémen. "N'allez au Yémen sous aucun prétexte" est le message largement relayé par les autorités françaises et américaines. Je n'étais pas effrayé avant de venir, je le suis encore moins à la descente de l'avion.
Nous sortons de l'aéroport et je fais mes premiers pas au Yémen. Comme à l'accoutumée, il y a dehors une foule de chauffeurs de taxi offrant leur service. Je ressens immédiatement l'ambiance familière des pays du Moyen Orient. Fatigué mais impatient de découvrir Sana'a, j'essaye d'apercevoir à travers la nuit tombée si tôt les premiers contours du pays. J'ai une sensation de vide.
Nous chargeons les bagages dans ce que l'on appelle aux Etats-Unis un pickup. Une sorte de 4x4 avec remorque intégrée. Je prends place dans un petit bus et commençons à rouler à travers les rues bruyantes et chaotiques de Sana'a.
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