samedi 7 juin 2008

L'arrivée à Sana'a

Dès l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle, j'ai ressenti la complexité des relations entre le Yémen, pour lequel je m'apprêtais à partir, et l'occident. Le comptoir d'enregistrement de la compagnie Yemenia paraissait étonnamment vide et me laisse penser que les recommandations du Ministère français des Affaires étrangères ont été suivies. L'enregistrement effectué, je prends place dans un avion flambant neuf, mais quasiment vide. Devant moi, un couple de quadragénaires français sur le point de vivre à Sana'a pour des raisons professionnelles et curieux de connaître les raisons pour lesquelles un jeune français se rend seul au Yémen. Après quelques échanges, nous nous séparons pour trouver chacun de notre côté le sommeil.

Le sommeil m'aida à trouver le vol plus court. Je n'ai pas prêté attention aux films projetés, mais me suis concentré sur les lectures des journaux américians et français offerts aux passagers. A l'approche de l'aéroport international, je reprends ma place près du hublot afin de contempler les montagnes dans lesquelles s'est nichée Sana'a. De si haut, la ville paraît uniforme tant dans ses formes que dans ses couleurs. Sous un ciel couvert, les montagnes et la ville me semblent paintes de gris et de beige.
Une fois posé sur le tarmac neuf de l'aéroport, je suis surpris une fois encore par le vide qui résonne dans un aéroport dit international. Je ne compte que quelques avions, tous appartenant à la compagnie Yemenia. A l'intérieur, c'est le même scénario: deux tapis roulants pour les bagages et quelques cabines seulement pour les formalités douanières. Malgré la petitesse de l'endroit, le vacarme fait par les voyageurs est assourdissant. De la part d'un novice, les gens ici semblent seulement s'invectiver au lieu de se parler. Ce bruit, et tant d'autres, ne me quitteront plus.

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